Le grand jacques . . .

Y a des gens comme ça, on peut les entendre, leur parler, les voir pendant des heures, des jours entiers, des semaines, et mois et années sans s'en lasser ... c'est toujours si agréable de les voir, les écouter !
Y en a des choses comme ça qu'on ne se lasse jamais de faire, de lire, de regarder ... je ne m'ennuie jamais, et je n'ai jamais compris les gens qui s'emmerdent ! Même qu'en je m'ennuie je m'occupe, je pense et j'aime, j'aime m'ennuyer ! Je ne comprends pas beaucoup de gens, d'ailleurs à part nous-même, on ne comprend personne ... on est tous des moi en quête de vérité, d'amour, et on court, on court ! Sans jamais passer la ligne d'arrivée ...

et pour s'occuper on rencontre, on aime, on déteste, on quitte, on perd, on retrouve ... on vit !
Ici depuis un mois j'ai l'impression que le bonheur a toujours été là ... et d'ailleurs il a toujours été ici ! Mais la vie parait si simple parfois qu'on en devient heureux !
Et quand je ne le suis pas, je n'ai qu'à ouvrir une page de notre cher Vian, y lire l'amour de Colin pour Chloé et le sourire revient avec tout ce qu'il veut dire ... on voit le monde autrement ! Je ne comprends pas comment les gens peuvent vivre sans idées de bonheur, sans envie et sans sourire ... La vie me semble belle, mais on dirait que certains la vivent par dépit, sans la voir et se cachent à eux même le côté magnifique qu'elle nous offre ... y en a décidément qu'on ne comprendra jamais !
Et pourtant en écoutant indéfiniment notre cher Brel je me dis qu'on a tout de même tous des points communs, cette amour de la vie, cette haine de certaines choses, de ci ou ça ... c'est surement le seul que je peux écouter en boucle, encore et toujours, toutes ses chansons, et il y en a tellement ... sa voix me semble si familière que j'ai l'impression avec le temps qu'il a fait parti de ma famille ... Il m'inspire le bonheur, la joie, la tristesse, l'amour, la famille, ma vie, la vie ! J'ai même le sentiment parfois qu'il ne chante que pour moi et qu'il est ma petite conscience. Il dit ce que je pense tout bas, ce que je sens, ce que j'espère ... A chaque écoute on découvre de nouvelles choses dans ses chansons ... rien que d'entendre sa voix et ses paroles,
je suis immensément heureuse ...


C'est trop facile d'entrer aux églises
De déverser toutes sa saleté
Face au curé qui dans la lumière grise
Ferme les yeux pour mieux nous pardonner

C'est trop facile quand les guerres sont finies
D'aller gueuler que c'était la dernière
Amis bourgeois vous me faites envie
Vous ne voyez donc point vos cimetières

Tais-toi donc Grand Jacques
Que connais-tu de l'amour ?
Des yeux bleus des cheveux fous
Tu n'en connais rien du tout

Le Grand Jacques.

Lisez juste, écoutez seulement ... la vie est là !!!! la mort, la pauvreté, l'amour, la joie, la haine, la tristesse,
il sait tout dire de ses simples mots, de ses simples vers et paroles !


Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.

Les vieux.


Et puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Y a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui r'garde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss
Et puis y a la toute vieille
Qu'en finit pas d'vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu qu'c'est elle qu'a l'oseille
Et qu'on n'écoute même pas
C'que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n'cause pas, Monsieur
On n'cause pas, on compte

Et puis et puis
Et puis il y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois, Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur, on ne s'en va pas
On ne s'en va pas, Monsieur
On ne s'en va pas
Mais il est tard, Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.

Ces gens-là.


Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le c½ur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien

Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien


Le Plat Pays. <3
Le grand jacques . . .
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 16:22

une histoire triste . . .

une histoire triste . . .
Ich will von einem alten Mann erzählen, von einem Mann, der kein Wort mehr sagt, ein müdes
Gesicht hat, zu müd zum Lächeln und zu müd, um böse zu sein. [...]
Der alte Mann machte morgens einen Spaziergang und nachmittags einen Spaziergang, sprach
ein paar Worte mit seinem Nachbarn, und abends saß er an seinem Tisch.
Das änderte sich nie, auch sonntags war das so. Und wenn der Mann am Tisch saß, hörte er
den Wecker ticken, immer den Wecker ticken.
Dann gab es einmal einen besonderen Tag, einen Tag mit Sonne, nicht so heiß, nicht so kalt,
mit Vogelgezwitscher, mit freundlichen Leuten, mit Kindern, die spielten - und das Besondere war,
dass das alles dem Mann plötzlich gefiel.
Er lächelte.
„Jetzt wird sich alles ändern“, dachte er [...]
Aber im Zimmer war alles gleich, ein Tisch, zwei Stühle, ein Bett. Und wie er sich hinsetzte,
hörte er wieder das Ticken, und alle Freude war vorbei, denn nichts hatte sich geändert. Und den
Mann überkam eine große Wut. [...]
„Immer derselbe Tisch“, sagte der Mann, „dieselben Stühle, das Bett, das Bild. Und dem Tisch
sage ich Tisch, dem Bild sage ich Bild, das Bett heißt Bett, und den Stuhl nennt man Stuhl. Warum
denn eigentlich?“ Die Franzosen sagen dem Bett „li“, dem Tisch „tabl“, nennen das Bild „tablo“
und den Stuhl „schäs“, und sie verstehen sich. Und die Chinesen verstehen sich auch.
„Weshalb heißt das Bett nicht Bild“, dachte der Mann und lächelte, dann lachte er, lachte, bis
die Nachbarn an die Wand klopften und „Ruhe“ riefen.
„Jetzt ändert es sich“ rief er, und er sagte von nun an dem Bett „Bild“.
„Ich bin müde, ich will ins Bild“, sagte er, und morgens blieb er oft lange im Bild liegen und
überlegte, wie er nun den Stuhl sagen wolle, und er nannte den Stuhl „Wecker“.
Er stand also auf, zog sich an, setzte sich auf den Wecker und stütze die Arme auf den Tisch.
Aber der Tisch hieß jetzt nicht mehr Tisch, er hieß jetzt Teppich. Am Morgen verließ also der
Mann das Bild, zog sich an, setzte sich an den Teppich auf den Wecker und überlegte, wem er wie
sagen könnte.

Dem Bett sagte er Bild.
Dem Tisch sagte er Teppich.
Dem Stuhl sagte er Wecker.
Der Zeitung sagte er Bett.
Dem Spiegel sagte er Stuhl.
Dem Wecker sagte er Fotoalbum.
Dem Schrank sagte er Zeitung.
Dem Teppich sagte er Schrank.
Dem Bild sagte er Tisch.
Und dem Fotoalbum sagte er Spiegel.

Also:
Am Morgen blieb der alte Mann lange im Bild liegen, um neun läutete das Fotoalbum, der
Mann stand auf und stellte sich auf den Schrank, damit er nicht an die Füße fror, dann nahm er
seine Kleider aus der Zeitung, zog sich an, schaute in den Stuhl an der Wand, setzte sich dann auf
den Wecker an den Teppich und blätterte den Spiegel durch, bis er den Tisch seiner Mutter fand.
Der Mann fand das lustig, und er übte den ganzen Tag und prägte sich die neuen Wörter ein.
Jetzt wurde alles umbenannt: Er war jetzt kein Mann mehr, sondern ein Fuß, und der Fuß war ein
Morgen und der Morgen ein Mann. [...]
Der alte Mann kaufte sich blaue Schulhefte und schrieb sie mit den neuen Wörtern voll, und er
hatte viel zu tun damit, und man sah ihn nur noch selten auf der Straße.

Dann lernte er für alle Dinge die neuen Bezeichnungen und vergaß dabei mehr und mehr die
richtigen. Er hatte jetzt eine neue Sprache, die ihm ganz allein gehörte. [...]
Und es kam soweit, dass der Mann lachen musste, wenn er hörte, wie jemand sagte: „Gehen
Sie morgen auch zum Fußballspiel?“ oder wenn jemand sagte: „Jetzt regnet es schon zwei Monate
lang.“ [...]
Er musste lachen, weil er all das nicht verstand.
Aber eine lustige Geschichte ist das nicht. Sie hat traurig angefangen und hört traurig auf. Der
alte Mann im grauen Mantel konnte die Leute nicht mehr verstehen, das war nicht so schlimm.
Viel schlimmer war, sie konnten ihn nicht mehr verstehen.
Und deshalb sagte er nichts mehr.
Er schwieg,
sprach nur noch mit sich selbst,
grüßte nicht einmal mehr.
... à méditer !

# Posté le mardi 03 novembre 2009 07:45

. . .

. . .
Je vous annonce officiellement que vous êtes en train d'assister au décès de ce blog bien gentil mais plus très utile ... Pourquoi ne pas lui laisser une deuxième chance ?? trop vieux, trop de choses à raconter et pas ici, trop de trucs déjà passés ... La vie change, les blogs aussi (ou pas là d'ailleurs)
Passez votre chemin :)

Madame promène son cul sur les remparts de Varsovie
Madame promène son c½ur sur les ringards de sa folie
Madame promène son ombre sur les grand-places de l'Italie
Je trouve que Madame vit sa vie

Madame promène à l'aube les preuves de ses insomnies
Madame promène à ch'val ses états d'âmes et ses lubies
Madame promène un con qui assure que madame est jolie
Je trouve que Madame est servie ...

# Posté le mardi 03 novembre 2009 05:53

Bald Deutschland . . .

Bientôt un nouvel horizon . . . de nouvelles personnes, une nouvelle chambre, fac, ville . . . effrayant, palpitant, déroutant, excitant !!

l'Allemagne va nous ouvrir ses portes et nous allons entrer dans ce monde inconnu ... j'extrapole ? j'invente, j'exagère ?
ouais sans doute, mais mine de rien, je n'ai jamais été aussi loin de toute ma vie ! et c'est à la fois angoissant et réjouissant !
qu'une hâte, partir !! découvrir, m'installer, voir, de MES yeux, la vie qui m'attend ! entendre, le doux accent allemand qui me parait si familier .. envie de me balader le long de la rive en parlant allemand, envie de regarder l'horizon que les allemands voient de leur pays, envie de beaucoup de chose, en espérant que ce soit que du bonheur
peur de quitter les miens, la famille, ceux qu'on aime et qu'on a peur de ne plus revoir, le temps de partir et lorsqu'on revient ils ne sont déjà plus là, à nous attendre. Peur pour ces amis qu'on laisse là, vivre sans nous ..

qu'on est bien égoïste, humain !
Bald Deutschland . . .

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 12:23

ELLES

Parce qu'elles sont fortes, plus fortes que moi et que beaucoup d'entre nous, parce qu'on les aime, qu'elles cachent leurs larmes, que j'ai envie de pleurer, pour elles, avec elles ! que j'aimerai leur rendre un sourire indélébile, leur offrir un bonheur éternel, leur faire oublier ces malheurs, changer les choses !
on est si petit, insignifiant que ça en est terrifiant . . .
Elles sont si fortes, paraissent intouchables et courageuse !
je les aime, on les aime . . . et encore plus quand c'est dur j'ai l'impression !

Un Désir que tout dure la vie entière, une éternité ! une seule, cela suffirai ! on le promet ! juste une toute petite Eternité, le temps d'aimer
on veut, on souhaite, on désir, on envie . . . pour mieux souffrir quand on perd
et pourtant c'est plus fort que nous, on aime,
et si ceux que j'aime devaient disparaître, je crois pas que je serai aussi forte . . . je ne vois pas d'issue
mais elles, elles l'ont vue, et j'espère qu'elles la franchiront, qu'elles continueront, parce que je les aime, et mon bonheur n'est qu'un mirage sans elles à mes côtés !

on veut le bonheur des autres, souvent pour notre propre bonheur, je ne sais plus très bien,
mais ce dont je suis sûre, c'est que je ne veux pas qu'elles souffrent, je veux les voir rire, aimer, vibrer, pleurer, recevoir notre amour, vivre !


ELLES

# Posté le samedi 06 juin 2009 12:24